Grenoble-Pékin à vélo avec 1 Lettre 1 Sourire

À la fin de l’année 2020, nous avons décidé, Emilien CHEVALLIER, Elliott RANNOU, Elliot RICHARD et moi, Senghor THUMERELLE SALNOT de faire une année de césure. Nous avions alors vingt ans. Nous partagions des convictions et une envie commune : découvrir l’Asie du Sud-Est, sans prendre l’avion. Nous avons construit ce projet petit à petit. Nous nous sommes renseignés sur les moyens d’aller en Asie du Sud-Est sans utiliser la voie aérienne, en tenant compte des saisons et des moyens de transport faiblement carbonés que nous avions à notre disposition.

Nous sommes tous les quatre étudiants ingénieurs, avec un cursus axé sur les enjeux énergétiques et environnementaux. Notre école encourage les étudiants à prendre des années de césure et elle nous a même soutenus financièrement via la fondation de l’école. Les seules contraintes imposées par notre école étaient les suivantes : nous devions partir après septembre 2021 et rentrer avant septembre 2022, pour que ce projet corresponde à une année scolaire et finir notre dernier semestre d’études ensuite en revenant.

Nous avions alors segmenté le voyage en plusieurs parties : d’abord, le départ de France à vélo, jusqu’au bassin méditerranéen, en Grèce ou en Turquie. Puis de voyager dans un bateau cargo qui sert normalement au transport de marchandises – soit en payant notre ticket pour les quelques cabines qui accueillent des voyageurs, soit en travaillant avec l’équipage – jusqu’en Malaisie. De cette manière, nous arrivions dans la région souhaitée en quatre à cinq mois, et avec une empreinte carbone quasi négligeable. Ensuite, nous remonterions jusqu’en Thaïlande, toujours à vélo, et y resterions deux mois sur place pour faire du volontariat dans des associations locales, du woofing ou du workaway (c’est-à-dire un travail agricole ou associatif en échange d’un logement et de nourriture). Finalement, nous reprendrions la route jusqu’à Pékin, où nous embarquerions à bord du train Transsibérien, jusqu’à Moscou. La dernière étape entre Moscou et Paris aurait été faite à vélo. Nous avions appelé ce projet « Pékin sans stress ».

Nous sommes partis avec en tête que nous allions passer une année un peu folle, loin de nos proches et de ce à quoi nous étions habitués depuis notre naissance. Je n’ai pas projeté ni imaginé grand-chose de ce voyage. Nous avons commencé à nous attarder sur les préparatifs à peu près un an avant la date du départ. Nous avions en parallèle nos études, puis nos stages, ce qui faisait que nous n’étions jamais à cent pour cent sur notre projet. J’étais concentré sur les informations que je devais récolter, le matériel à acheter, l’itinéraire à vérifier… Je ne pensais pas au voyage en tant que tel et comment j’allais le vivre. Nous savions que nous allions être très proches pendant cette année et que nous allions sûrement nous taper dessus – ce qui n’est pas arrivé, zéro bagarre ! – mais pas qu’on allait vivre comme un vrai couple de quatre personnes aussi longtemps.

Nous sommes partis de septembre 2021 à juillet 2022. Un contexte jugé à l’unanimité peu favorable pour un voyage de ce type : la pandémie du Covid-19 continuait, et la guerre en Ukraine a été déclenchée en février 2022. Mais nous avions cette année prévue, et uniquement possible dans ce laps de temps. Alors nous sommes partis, peu confiants sur la réalisation pratique du projet, mais avec une direction à suivre. Avant de partir, des amis m’ont demandé : « Tu penses que vous arriverez à Pékin ? ». Je leur répondais que j’estimais à moins de cinq pour cent la probabilité que je pose mes fesses sur un siège du Transsibérien cette année-là. Qu’importe, nous avions une direction et un objectif, ambitieux certes, mais au moins nous partions.

Nous avons quitté Grenoble à la fin du mois de septembre. Nous avons d’abord rejoint l’Italie, puis la Slovénie le temps d’un après-midi, la Croatie, le Monténégro, la Bosnie et l’Albanie. Nous sommes arrivés en Grèce en décembre. Au port du Pyrée, les cargos qui prennent d’ordinaire quelques voyageurs n’en acceptaient plus du tout, les frontières étant à ce moment-là en fermeture constante et imprévisible, à cause de la pandémie. Impossible d’embarquer. Lorsque le verdict final a été rendu, nous avons décidé de continuer la route par voie terrestre et d’aller vers l’est, à savoir : la Turquie, la Géorgie, un saut par l’Arménie, et l’Iran comme destination finale.

Quand nous avons appris qu’il était possible de travailler avec l’association 1 lettre 1 sourire, nous avons tout de suite accepté. Nous devions passer dans des maisons de retraite, parler de notre voyage, faire de l’animation, lire des lettres. D’un autre côté, en parallèle, nous passions dans des lycées et établissements français à l’étranger pour faire découvrir aux enfants cette association et leur faire écrire des lettres, qui seraient ensuite lues et distribuées aux personnes âgées. Nous avons beaucoup côtoyé les personnes âgées durant notre voyage, celles ci étant les plus disponibles, avec du temps et une envie de parler à ces jeunes cyclistes étrangers, en apparence si chargés. Ce projet fait donc totalement sens, et nous sommes contents d’avoir pu travailler à leurs côtés.

Senghor THUMERELLE SALNOT

Notre itinéraire
Pause dans le désert iranien
Sur l’ile d’Hormuz, au sud de l’Iran
Une autre pause dans le désert
Aux couleurs d’1L1S en France
Dans un lycée à Athènes

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